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 RP Lycan; 1er classé au Tournoi des Quatre Archers.

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antarius

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MessageSujet: RP Lycan; 1er classé au Tournoi des Quatre Archers.   Jeu 12 Nov 2009 - 15:47

Histoire et légende au Royaume de Raelis.

Chapitre I : La Prophétie

Depuis le départ des dieux de ce monde, en des temps ancestraux, les diverses créatures, bonnes et mauvaises, en avaient pris possession petit à petit mais les dieux étaient restés les maîtres de la destinée de chacune d’entre elle. Ainsi les Humains, mais aussi les Nains, les Elfes et bien d’autres créatures apprirent à cohabiter en différents endroits du ces terres abandonnées des dieux.

Raelis, située dans la partie du monde occupée par les Humains, est un étroit royaume, s’étendant des Marches du Nord (constituées d’une chaîne de montagnes jouxtant des territoires glacés) au Sud, à la limite des vastes steppes de Biaraé. A l’ouest se trouve le vaste océan de Dimer et à l’est les royaumes désertiques des Eb-idons, regroupant les peuplades des sables chauds.
Depuis sa création, Raelis avait dû mener d’incessants combats pour sa survie mais l’ingéniosité et le courage de son peuple, complétés par une armée d’élite commandées par d’excellents chefs, avaient toujours permis à la nation d’avoir le dessus tant sur les barbares du nord que sur les farouches guerriers Eb-idons qui rêvaient d’envahir cette contrée, la plus luxuriante de la région.

Raelis était gouverné depuis sept années par le Roi Oren qui, comme tous ses prédécesseurs, avait établi sa légitime royauté sur la dévotion au dieu Vaye, la plus puissante des divinités du panthéon de Raelis, protecteur du petit mais puissant royaume. Sa jeune sœur, la Princesse Eclice, l’une des plus belles femmes de cette partie du monde, était la Grande-Prêtresse et gardienne de l’Oracle de Vaye.
L’épouse du Roi Oren lui avait donné un fils, prénommé Miawil, puis deux ans plus tard, une fille, Tyteb, mais la Reine était malheureusement morte en mettant cette dernière au monde.

L’île de Soréh, dans l’océan Dimer, au nord-est de Raelis, était occupée par un peuple vivant difficilement de la pêche et de la culture. Habitué à vivre dans des conditions difficiles, il avait repoussés les nombreuses attaques de divers envahisseurs voulant l'asservir. Les ressources étant pauvres, il arrivait souvent que certains se portent volontaires pour devenir mercenaires, notamment pour Raelis ; à défaut, certains jeunes adolescents étaient confiés à l’océan sur un frêle esquif, espérant qu’ils atteignent le continent et survivent comme ils le pouvaient.
Pioul, alors qu’il était âgé de 16 ans et que les récoltes avaient été mauvaises, entendit un soir ses parents débattre pour désigner lequel de ses plus jeunes frères serait confié à l’océan. Ne sachant trop bien le probable et funeste sort qui attendait le malheureux élu, il prit secrètement sa place et parvint à rejoindre Raelis. Là, il se dirigea vers la capitale où il intégra l’armée ; ses instructeurs, découvrant son potentiel militaire hors du commun, l’envoyèrent à l’académie militaire des officiers où la quasi-totalité des candidats étaient des héritiers de nobles et puissantes familles de Raelis. On cessa vite de se moquer de ses origines quand on remarqua son adresse tant à combattre qu’à diriger des troupes. Il terminait sa cinquième et dernière année de formation.

C’est à cette époque que la volonté des dieux, appelée ultérieurement ‘’la Prophétie du Malheur’’ fut révélée à Eclice par Vaye grâce à l’Oracle:

"Avant la fin de la vingt-cinquième année, à dater du présent moment, les forces du mal anéantiront toute forme de vie sur ce monde à moins que le premier enfant d’Eclice, né du fruit d’un amour réel et sincère, ne se sacrifie pour la sauvegarde du monde"

La Princesse Eclice mit le Roi Oren dans la confidence et elle se mit à la recherche d’un homme à aimer mais la Princesse ne pouvait supporter la suffisance et la vanité des nobles du Royaume. Devant choisir un jeune officier pour assurer sa protection personnelle, elle choisit Pioul. En peu de temps, Eclice découvrit que les qualités humaines de Pioul étaient pour le moins égales à ses compétences martiales. Malgré les réticences initiales de Pioul, ils entretinrent une relation secrète et ils eurent l’enfant de la prophétie, une fille prénommée Aurylen.
Ce n’est qu’après sa naissance que la Princesse Eclice mit Pioul au courant de la prophétie concernant leur enfant. Pioul entra dans une rage folle et jura que lui vivant, même s’il devait défier les dieux de tous les panthéons, jamais il ne laisserait périr sa fille même au nom de la volonté des dieux. Il quitta Raelis, son aimée et sa fille, promettant de revenir le moment venu.

La menace qui allait peser sur ce monde se fit connaître peu à peu ; on apprit qu’une puissante liche, dans le corps d’un ancien guerrier mage, était apparue aux confins des terres, tirant son pouvoir directement du dieu du mal Reulfic, le plus cruel et le plus puissant, lequel désirait s’emparer des âmes de ce monde. A la tête de ses troupes de mort-vivants, la liche avait déjà conquis de nombreuses terres, les nouveaux tués venant chaque jour grossir son armée ; rien ne semblait pouvoir arrêter ce puissant adversaire car la liche était immortelle tant que son phylactère, cet artéfact contenant sa force vitale, n’était pas détruit et la rumeur disait que le dieu Reulfic l’avait envoyée dans un monde parallèle pour y mettre à l’abri le précieux objet. Les différents peuples du monde commencèrent à se préparer pour tenter de contrer cette menace. Tous ceux en âge de s’entraîner apprirent à se battre.

Dix années passèrent et nul n’entendit parler de Pioul. Miawil, comme le voulait la tradition, lors de la treizième année du prétendant au trône de Raelis, fut présenté seul à seul avec l’Oracle à qui il ne pouvait poser qu’une seule question et y avoir réponse. Il revint de cette entrevue complètement métamorphosé; il avertit sa jeune sœur Tyteb qu’elle devrait assurer la succession de son père et durant les années qui suivirent, il s’entraîna plus durement que n’importe qui, devenant un des plus redoutables guerriers humains. Miawil mit sur pied une unité de Chevaliers lourds, qui devint la plus puissante unité de Raelis.

Chapitre 2 : Le Guerrier

Curieusement, au cours de ces dernières années, tant chez les Elfes que chez les Nains et chez les Humains, un représentant de chacune de ces trois races commença à faire parler de lui de par ses qualités de combattant, de stratège mais aussi de diplomate. Chez les Humains, il s’agissait d’un homme qui se faisait appeler « Le Guerrier »; chez les Elfes, cet elfe s’appelait Fingolfin Miriel et chez les Nains, leur héros portait le nom de Xpimmrimr. Ces combattants aidèrent énormément leur peuple respectif dans la préparation de l’affrontement à venir.

La Princesse Eclice demanda au Roi Oren de pouvoir gouverner les provinces du nord de Raelis, ce qu’il accepta, ayant une confiance aveugle en sa sœur. En quelques mois, ces provinces devinrent très sûres et les nombreuses troupes nécessaires pour repousser les barbares furent renvoyées au Roi sans qu’aucune invasion des barbares des étendues gelées n’ait lieu. Chaque année, Eclice et sa fille Aurylen se rendaient durant plusieurs mois dans cette province.
Chaque fois qu’elle en revenait, Aurylen voyait ses aptitudes militaires fortement évoluer. Son moral était excellent à son retour et à l’approche de chaque départ pour Les Marches sans que quiconque en connaisse la raison. Sa mère, Eclice, lui avait dit que son père était parti et était mort afin qu’elle ne le recherche pas.
En vérité, durant ses séjours, Le Guerrier veillait à l’entraînement d’Aurylen, y participant chaque fois qu’il le pouvait. Aurylen en était venue à aimer et respecter cet homme comme s’il était ce père qu’elle n’avait jamais connu.
Aurylen fut finalement nommée commandant des templiers de Vaye, une unité d’élite chargée de la protection des lieux sacrés et des dévots du dieu.

Au cours des dix années qui suivirent, des rumeurs de plus en plus insistantes faisant état de divers mystères provenant des montagnes et des forêts de cette région poussèrent le Roi à demander ce qu’il en était à sa sœur. Il la convoqua en présence de la famille royale, Eclice s’y présenta en compagnie d’un homme portant un habit le masquant totalement à la vue de chacun ; il semblait suivre la Princesse.
Suite aux questions du Roi Oren, elle répondit que les bruits provenant des montagnes que les habitants entendaient étaient des nains qui y exploitaient des mines tandis que les forêts étaient occupées par des elfes amazones, que leur choix de moeurs avait condamnés à être pourchassées, tant par les Elfes que les autres peuples. Un puissant sorcier tentait de mettre au point en secret une arme pour contrer les pouvoirs de la liche. Quant à la protection de la frontière, elles étaient assurées depuis des années par les armées du Guerrier, l’accompagnant. Miawil sortit son épée, la pointa vers Le Guerrier, accusa alors sa tante de trahison et d’avoir livré la province à un inconnu. Oren, devinant que les intentions de sa sœur Eclice étaient bonnes, rappela son fils à l’ordre. Mais tant Oren que Miawil avaient pu observer que Le Guerrier, lorsqu’il avait été menacé, avait aussitôt adopté une position apparente de soumission mais qui masquait en fait la préparation d’une riposte aussi foudroyante qu’efficace. Le Guerrier à l’identité inconnue, portait donc bien son nom. Oren renouvela donc sa confiance à sa sœur et l’incident fut clos.

La date fatidique approchait, de même que les armées maléfiques de la liche. Les souveraines et souverains des Elfes, des Nains et des Humains tinrent alors un conseil de guerre commun car ils savaient qu’ils devraient collaborer pour avoir ne fut-ce qu’une infime chance de vaincre. Le Guerrier fut invité à se joindre à eux à l’invitation de Oren et d’autres monarques humains qui avaient entendu parler de ses exploits. Il vint, accompagné du puissant mage Remnil. Il suggéra d’aller à la rencontre de l’ennemi et de pouvoir ainsi choisir le lieu de la bataille. Les Nains et les Elfes refusèrent alors de recevoir des conseils d’un Humain. Le Guerrier s’adressa d’abord aux Nains et, tandis que Remnil chuchotait des paroles magiques, leur demanda s’ils écouteraient davantage les conseils de Xpimmrimr tandis que Remnil le métamorphosait en nain; il répéta la question aux Elfes lorsqu’il prit les traits de Fingolfin Miriel ; ils ne formaient donc qu’un grâce à la magie de Remnil. Alors tous écoutèrent les suggestions Du Guerrier et s’y plièrent vu la confiance qu’ils avaient chacun placées en lui.
Les armées se mirent en route un peu plus tard, vers l’endroit désigné par Le Guerrier où ils se réunirent une dernière fois. Après avoir mis les derniers détails au point, Le Guerrier regagna le bivouac de ses soldats en traversant ceux des autres troupes…Il paraissait songeur, se demandant s’il avait fait tout ce qui était possible pour avoir une chance de vaincre l’ennemi tout en regardant dans la direction d’où venait l’ennemi. Des gros nuages noirs, zébrés d’éclairs magiques, annonçaient l’arrivée prochaine des forces des ténèbres ; ceux-ci étaient chargés d’empêcher le soleil d’atteindre le sol, renforçant davantage les troupes maléfiques.

Arrivé devant sa tente, il y trouva Samoufa et Nett-Li. Samoufa était le chef de son régiment personnel, composé de ses meilleurs guerriers et appelé la Garde Noire. Samoufa était un véritable géant humain à la peau d’ébène, mesurant plus de deux mètres de haut, aux muscles saillants et au corps couverts de cicatrices. Il y de cela longtemps, Le Guerrier et ses soldats avaient détruit la caravane d’esclaves dont tous les habitants de la tribu de Samoufa faisaient partie. En remerciement, le chef de tribu avait désigné le plus vigoureux d’entre eux et l’avait chargé d’accompagner Le Guerrier jusqu’à ce que les dieux-ancêtres de Samoufa lui envoient un signe que sa mission était accomplie. En peu de temps, Samoufa le chasseur se transforma en Samoufan Le Terrible, respecté des siens, craint de ses ennemis. Au fil du temps, son dévouement et son courage amenèrent Le Guerrier à lui confier la direction de sa meilleure unité, La Garde Noire avec laquelle il n’avait connu que la victoire.
Nett-Li était l’apprentie magicienne d’un village dont Le Guerrier avait empêché l’anéantissement. Nett-Li avait insisté pour se joindre au Guerrier qui avait d’abord refusé mais Nett-Li lui avait promis que Tari, dieu des causes perdues dont son village était les derniers adorateurs, lui apporterait son aide le moment venu. Devant son insistance Le Guerrier accepta finalement sa proposition et elle ne le quitta plus à dater de ce jour, maitrisant chaque jour davantage les ecrets de la magie.

Chapitre 3 : La Bataille décisive.

Le soleil ne se leva pas le lendemain matin, masqué par les nuages protégeant la nuée de « ceux qui étaient nés par deux fois ». Le champ de bataille était une grande plaine aride avec en son centre un piton rocheux proéminent ; les collines boisées bordaient le côté des vivants et leur flanc droit ; la mer délimitait l’autre flanc. Les forces alliées étaient en place et virent s’approcher l’ennemi, tel une masse grouillante et sombre, glissant tel un immense serpent noir le long du rivage. Les nains occupaient le flanc gauche, les elfes et les humains le centre, les forces de Raelis faisant la jonction avec le flanc droit assuré par les troupes du Guerrier.

L’avant-garde des ténèbres, comme toujours, était constituée des créatures vampires de toutes sortes. Souvent, elles suffisaient pour emporter la bataille. La liche s’installa sur le piton rocheux, au milieu de ses combattants, pour assister à une nouvelle défaite des vivants. Un cri lugubre de sa part donna l’ordre d’attaque et l’avant-garde marcha devant elle. Soudainement, à l’approche de son ennemi, des rayons de l’astre flamboyant jaillirent du sommet des collines et se mirent à balayer les rangs de l’avant-garde, brûlant et réduisant en cendres toutes les créatures des ténèbres qu’ils touchaient. Le Guerrier s’était bien renseigné sur les tactiques de l’ennemi et avait demandé aux nains de bâtir un jeu de miroirs s’étendant sur plusieurs kilomètres de profondeurs, au-delà des nuages sombres. Ces miroirs, détournant les rayons du soleil, détruisirent la plus grande partie de l’avant-garde ennemie.
La liche ne tarda pas à réagir en envoyant ses dizaines de dragons noirs, crachant feu ou acide, détruire les miroirs. Les dragons étant occupés à s’attaquer aux miroirs, ils ne virent pas fondre sur eux les guerriers venus de l’Extrême Est, appelés Rousamaï, montés sur leurs griffons et habitués à combattre ce type de monstres. Le duel pouvait paraître inégal face aux immenses dragons mais la rapidité, l’agilité et l’expérience des guerriers compensaient fortement le déséquilibre. Nombre de guerriers et leurs montures périrent sous le feu et l’acide mais un nombre toujours croissant de dragons venaient s’abattre lourdement au sol. Certains Rousamaïs, sachant leurs blessures ou celles de leur monture mortelles, n’hésitèrent à se jeter sur les monstres, parvenant parfois à leur porter une dernière attaque avant de périr. Le ciel redevint peu à peu calme.

C’est alors que l’immense masse des créatures squelettiques et des créatures zombies s’avança à son tour. Bientôt, ce fut un terrible corps à corps, bien que les vivants tuaient dix fois, vingt fois plus d’ennemis avant de succomber, l’avantage penchait inéluctablement en faveur des forces des ténèbres.
Comprenant que seul la destruction de la liche pouvait encore donner la victoire au vivant, Le Guerrier, qui avait observé ses troupes se battre jusqu’à lors, rejoignit La Garde Noire, qui chargea avec Samoufa et Le Guerrier à sa tête. Le pas de charge fut sonné et telle une pointe de lance, La Garde s’enfonça dans l’ennemi en direction de la liche. Au même instant, les Chevaliers lourds de Miawil chargèrent également l’ennemi.

Sur une colline, Eclice avec sa fille Aurylen à ses côtés observèrent la scène, les prêtresses et prêtres de Vaye étaient protégés par les Templiers, conservés comme force de réserve. Aurylen s’interrogea à voix haute sur l’utilité d’une telle attaque du Guerrier; sa mère lui répondit, une larme aux yeux :

« Vois, ma fille ! Vois ton père courrir à sa propre mort pour tenter de te sauver ! Ce fut là son unique et ultime but depuis ta naissance; seul un père ayant un amour fusionnel avec sa fille pouvait tenter d’infléchir la volonté divine. Il s’appelle Pioul, ne l’oublie jamais ni lui, ni son geste !»

Aurylen vit les charges coordonnées des soldats de Pioul et des chevaliers de Miawil. Les Elfes amazones, suivant la Garde Noire de près, décochaient des volées de flèches bénies sur les troupes des ténèbres dont des lignes entières disparaissaient, les rescapés étant massacrés par la garde qui atteignait leur niveau. Les Chevaliers avaient effectué une large trouée également dans les forces ennemies eux aussi en direction de la liche. Mais petit à petit, l’élan s’était ralenti avant de s’arrêter, à plusieurs centaines de mètres encore de leur objectif et plus loin encore des lignes amies. Cernés, ni les Chevaliers, ni la Garde Noire ne pouvaient rejoindre leurs lignes, qui peinaient déjà à contenir l’ennemi. Le cercle formé par chaque unité diminua inéluctablement. Bientôt, Samoufa, blessé, posa un genou à terre mais il continua de se battre jusqu’à ce qu’il fut submergé par le nombre. Pioul, comprenant que c’était la fin, sortit de son sac l’artefact que Remnil lui avait confié; il s’agissait d’un cristal laissé par les dieux sur ce monde à leur départ et contenant un concentré d’énergie vivante. Ce n’était là qu’un ersatz de la puissance des dieux mais Remnil espérait qu’il serait suffisant pour anéantir la liche si l’énergie était libérée assez proche d’elle.
Pioul leva le cristal au ciel, le maintenant parallèle au sol pour un maximum d’efficacité. Alors qu’il se trouvait à distance sur une colline, Renmil, qui observait depuis le début les combats, pointa son bâton sur le cristal et murmura tristement les paroles magiques qui firent jaillir un rayon partant de son bâton vers le cristal. Aussitôt, le cristal si mit à vibrer et à briller intensément ; Pioul avait du mal à le maintenir. La liche, comprenant immédiatement le danger mortel auquel elle était exposée, envoya un éclair vers Pioul qui provoqua une forte déflagration. Pioul, mortellement blessé, vacilla juste avant la décharge d’énergie. Le cristal explosa et l’énergie contenue se dissipa dans toutes les directions sous forme d’une demi sphère de lumière blanche aveuglante, anéantissant tant les créatures des ténèbres que les quelques rescapés humains, rapidement brûlés par l’intensité de l’énergie. Juste avant de pousser son dernier soupir, Pioul vit que son vacillement avait empêché que la liche soit atteinte de plein fouet par l’énergie. Il comprit qu’il avait échoué.

Chapitre 4 : Sacrifices.

Nett-Li, ayant assisté à la scène, se dit que cela ne pouvait se terminer de la sorte. Elle invoqua Tari à l’aide du plus puissant de ses sortilèges : le sacrifice. Son incantation lui coûta la vie mais permit, par l’intervention de Tari, de transférer son énergie vitale dans le corps de Pioul, le ressuscitant pour un court moment.
Simultanément, Eclice implora avec ses prêtres et prêtresses le sort de Vœu temporaire de Vaye en demandant que l’énergie divine du dieu permette aux Chevaliers, combattant en son nom, de poursuivre encore la lutte. Vaye réinsuffla la vie à Miawil et ses Chevaliers. Disposant d’une énergie divine, tous les Chevaliers, devenus momentanément invincibles, balayèrent les morts-vivants autour d’eux.

Profitant que l’attention de la liche était détournée par ces derniers évènements Remnil téléporta aussitôt Pioul sur le piton rocheux. Un combat au corps à corps commença entre deux combattants. Le temps semblait s’être figé autour d’eux et le combat semblait ne devoir jamais se terminer. Bientôt, l’énergie qui maintenait Pioul en vie commença à faiblir et ce dernier était désormais sur la défensive. Mais alors que la liche allait terrasser Pioul, Miawil, que ses Chevaliers avaient amené jusqu’au piton, se jeta dans la bataille. L’énergie divine de Vaye qui était en Miawil lui conférait une force hors du commun et alors qu’il allait terrasser la liche, Pioul lui ordonna d’arrêter son geste. Rassemblant ses dernières forces, Pioul prononça un sortilège qui unit son âme à celle de la liche. Miawil, bien que comprenant que tuer la liche n’aurait servi à rien sans la destruction de son phylactère, car elle aurait ressuscité aussitôt, ne comprenait pas ce geste. Même la puissante volonté de Pioul finirait par céder face à la liche qui faisait partie de lui et elle s’emparerait du corps d’un puissant guerrier. Pioul sourit. Accédant également à l’esprit de la liche et ayant encore l’ascendant sur elle, il utilisa son pouvoir pour faire apparaître à ses côtés le phylactère et Miawil la détruisit d’un puissant coup de son glaive. La liche ricanait en son nouveau corps car elle savait pouvoir en recréer un dès qu’elle aurait pris le dessus. Aussitôt la fusion des âmes faites, Pioul avait ordonné l’arrêt de toutes les forces du mal qui étaient maintenant immobiles par sa volonté…mais pour combien de temps encore ?

Aurylen venait d’arriver sur place et se jeta en pleurant sur Pioul.
« Maintenant que j’ai retrouvé mon père, je ne veux pas le perdre à nouveau. » dit-elle
« Allons, pourquoi pleures-tu ? Parce que tu viens juste de mettre un nom sur les sentiments qui existaient depuis toujours entre nous ? Je te l’ai pourtant répété tant de fois: il n’y a que les histoires que l’on raconte aux enfants qui se terminent bien. Laisse-moi achever ma destinée » répondit Pioul.

Et Pioul, avant de perdre complètement le contrôle, prononça les pires paroles blasphématoires à l’encontre de Vaye, de Tari et de bien d’autres dieux et déesses encore. Il connaissait la sanction pour ces terribles mots, la liche n’eut que le temps de comprendre qu’elle avait été piégée. La colère des dieux s’abattit instantanément sur Pioul, désintégrant son corps et son âme, ainsi que celle du monstre qui était lié à lui. Les troupes de l’armée des ténèbres tombèrent aussitôt en poussière. Tout danger était maintenant écarté.

Miawil alla voir son père Oren, à qui il répéta sa question à l’Oracle : « Le Royaume de Raelis survivra t-il à mon choix de périr au combat plutôt que de devenir souverain? » L’Oracle lui avait répondu que Raelis resterait prospère pour les siècles à venir, s’il suivait son choix. Miawil dit aussi à son père, avant de quitter définitivement ce monde pour celui dont nul ne revient, que lui et ses Chevaliers seraient pour l’éternité auprès de Vaye où il l’attendrait.

Des siècles après ces évènements, les noms de Miawil « le plus brave de tous » et de Pioul « qui osa défier les dieux pour l’amour de sa fille » apparaissent toujours dans les grimoires du monde entier ainsi que dans les histoires et les légendes racontées par les créatures vivantes du monde.
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